Compartments, le film aux multiples cases.

Le devoir de mémoire en un titre: compartments. Un titre paraissant à première vue étrange mais qui prend tout son sens à son visionnage. Si le ton est léger, le sujet traité est lourd de sous-entendu. On suit l’histoire d’une jeune juive israélienne qui quitte son pays afin de rejoindre son compagnon à Berlin, capitale du pays haït des sionistes. Malheureusement ce départ est mal vu par son père se rappelant la Shoah. Leur relation se fige,  la jeune fille renie sa religion et donc son peuple fondé en Israël. 

La grande originalité de ce court métrage se place dans l’explication de son titre. En effet, compartments ou compartiments en français, peut prendre plusieurs significations: les gens sont rangés dans des cases, cela est représenté dans le film par une signification au sens propre. Chaque humain possède des cases que le spectateur peut voir. Ainsi, on comprend les enjeux de chacun, on voit ses souvenirs défiler, bons ou mauvais, tendres ou tristes. C’est dans ce contexte qu’on peut tout comprendre rapidement, que le message est clair car imagé, le tout en un court métrage, avec assez peu de dialogue. On y voit par exemple la jeune fille juive arracher l’étoile symbolique de la case placée devant son coeur, représentant la case la plus importante… cette case changera beaucoup au fil de l’histoire, présentant alors simplement les doutes de la jeune sur sa place dans le pays qui a exterminé son peuple aux côtés de l’homme qu’elle aime. Ce court métrage passe donc un message simple, de manière simple, imageant la difficulté du peuple juif à oublier la Shoah à travers la relaCompartmentstion entre le père et la fille

 

Compartments, la mémoire, les juifs, la persécution, la Shoah, le trauma… parodoxalement il ne s’agit pas que de ça.

Que ce thème soit le fond ou la forme, un autre sujet lourd est vehiculé dans le film. Le fil conducteur de l’histoire est en effet la relation conflictuelle entre un père et sa fille.

Un autre spectateur y verra le voyage tumultueux de l’enfant passant de sa vision simple et inculquée, à celle qui se forme hors de la sphère familiale.

Ainsi, comme son nom, le film n’est pas simple à caser.

 

Hassana et Hugo

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