Critique de The Florida Project par Catherine Delon

Ça commence en comédie dans le sourire de Moonie, ça termine en drame avec les sanglots de Moonie, un vrai chagrin d’enfant qui se rend compte que la vie n’est pas qu’un jeu ou un parc d’attraction. « Je n’arrive pas à le dire … Au revoir ! », ces mots déchirants dans la bouche d’une enfant de six ans qu’on a vu rire, courir, danser, dévorer, faire les quatre cent s coups sans jamais mollir, font monter les larmes aux yeux, toute insupportable qu’elle soit. Le spectateur partage à son égard les sentiments de Bobby, le gérant loser qui cherche à rendre plus humaines les règles strictes qui régissent la vie dans son motel minable. Il l’aime bien, au fond, sa petite Moonie, exaspérante et adorable Zazie de Floride.

Catherine Delon

Une réflexion au sujet de « Critique de The Florida Project par Catherine Delon »

  1. Merci pour ce point de vue sur un film que j’ai apprécié.
    Pour compléter, lire la très bonne critique du Canard Enchainé du 20/12.
    Gérard animateur PJC

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