Un matin au festival: une jeunesse sensible

Comment mieux représenter ce festival de l’éducation autrement qu’à travers les deux films de ce matin du mercredi 5 décembre!  En effet ces documentaires français  de 52 min ont eu un effet certain sur l’audience.

Le premier, Le cri est toujours le début d’un chant, d’une lourdeur plus intense que le suivant, subtilement évoque l’idée de l’identité dans le système d’incarcération français pour les mineurs. Prosper et la jeunesse pétillante, sur un ton plus léger, suit le travail d’un CPE hors pair qui accompagne ses élèves de CFA ,armé d’une positivité remarquable et d’un enthousiasme que rien n’arrête.

Les deux films montrent  une face plus sensible de la jeunesse, ils dévoilent les difficultés de certains jeunes à s’intégrer dans les normes éducatives.

Ces jeunes sont ils le résultat de ce système éducatif, ou le système éducatif est il le résultat de cette jeunesse parfois turbulente? Dans les deux cas, les documentaires permettent aux jeunes de témoigner de leurs difficultés et de leur quotidien souvent compliqué.

On comprends donc qu’ils sont parfois les victimes d’une éducation pas assez individualisée.

En cela, le deuxième jour du festival de du film d’éducation a servi de vaisseau véhiculant les véritables besoins d’une jeunesse malade.

Qu’il s’agisse de jeunes délinquants ou d’élèves en difficulté, la solution passe par un besoin de s’exprimer et d’exister auprès d’autrui.

L’idée de Clémence Ancelin (Le cri est toujours le début) a permis de capturer les bienfaits d’un centre dont l’initiative a été d’animer un atelier de création artistique dans lequel les jeunes fabriquent de leurs mains un masque qui leur est personnel ; ainsi se créant une identité qui leur permet de se libérer de l’image qu’ils peuvent avoir d’eux même.

La décision de Laurence Kirsch( Prosper et la jeunesse pétillante) a été presque immédiate et évidente lorsqu’elle entendit  parler de Prosper, un homme, médiateur, amoureux  de philosophie  et de vie. Cet homme, CPE (conseiller principal d’éducation) dans un CFA (centre de formation d’apprentis) impacte positivement l’ensemble des membres de l’établissement de part son altruisme.  On effectue donc un zoom sur le parcours de différents élèves à travers son regard. On ressent le besoin de ce CPE d’amener ces élèves à la réussite. Pour lui, il s’agit de bien plus qu’un travail, mais d’un devoir humain.

Les jeunes le ressentent, et le lui disent.  La barrière professionnelle et le rapport adulte-adolescent parfois conflictuel et difficile se brise donc grâce à cet homme pour qui l’investissement en vaut la peine.

En outre pour une jeunesse qui a besoin de briser les codes imposés, deux éléments peuvent aider : Un rapprochement plus humain entre une figure d’autorité et le jeune, et l’art.

Hassana, Hugo et Maral

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