Alike

Alike est un court métrage animé qui dure 8 minutes, de Rafa Cano Méndez et Daniel Martinez Lara, animé sur Blender sur le principe des normes et de la place du père dans la famille. Nous remarquons dés le début que les couleurs manques de présence, en effet, le monde qui entoure un père coloré de bleu et un fils coloré d’orange, est entièrement blanc, fade, hormis un petit parc verdoyant orné d’un arbre dont le feuillage rouge rappel le violoniste que le jeune enfant adore.

Ce court métrage résume en quelques minutes le principe de normalité, de cercle vicieux en nous faisant relativiser autour d’une question.

Qu’est ce que la normalité ?

Nous suivons donc les journées d’un père en parallèle de celle de son fils. Ils sont par ailleurs les seuls personnages de leur univers à se tenir droit, marchant avec enthousiasme. Le père travaille dans un bureau selon un principe machinal. Il a des feuilles, et il doit les remplir à la machine à écrire. Dés lors, il perd ses couleurs et rentre dans le moule sociétal. En parallèle, son fils n’a pas la moindre idée de l’existence de ce moule dans lequel tout le monde semble déjà être rentré, il ne fera pas ce qu’on lui demande mais dessinera sur ses copies. Il va être rappelé rapidement à la réalité quand son professeur prend sa fiche et lui en donne une autre.

Dés lors que leurs journées se terminent, le père retrouve son fils et ses couleurs, son expression dépressive disparaît et il sourit quand son fils est tout aussi heureux de le revoir.

Joie qui va peu à peu disparaître quand l’enfant commencera à perdre ses couleurs, il ne dessine même plus les lettres, il les écrits. Métaphoriquement, il commence à entrer dans le moule, à devenir une coquille qui ne sourit plus, une coquille qui ne fais que ce qu’on lui dit de faire.

Auparavant, le plus jeune avait un échappatoire. Cette même échappatoire qui, en donnant des couleurs au fils, permet au père de garder les siennes.

Un joueur de violon au milieu du petit parc, seul endroit coloré de toute la ville. Ses couleurs ne sont pas vide de sens, elles sont remplies de la seule chose qu’on ne trouve nul part ailleurs dans l’univers du film : la passion et l’espoir. Ainsi, même quand le violoniste n’est plus là, l’endroit garde sa teinte coloré, inspirant l ‘envie du père de faire plaisir à sont fils. Si celui-ci n’a plus rien pour le faire sourire, alors il doit prendre cette place. Au milieu de cette verdure, il va faire semblant de jouer du violon. Quitte à passer pour un aliéné au milieu de tous les autres, peu importe, c’est en nous rappelant que le ridicule n’a jamais tué personne qu’il redonne ses couleurs à sont fils.

Ce film dont la configuration parental est uniquement constitué d’un papa, la mère est en effet complètement absente. Le père est d’abord montré comme quelqu’un de carré, il emmène son fils à l’école après lui avoir préparé son sac, en empêchant celui-ci de rester regarder le violoniste. Comme pour dire qu’il n’y a pas de place pour les passions. Ce qu’il faut c’est travailler pour gagner sa vie, quitte à en perdre ses couleurs. Idée accentuée quand on voit le visage du père, perdre son sourire dés lors qu’il fais face à la passion de son enfant sous forme de dessin. Un homme qui joue du violon sous un arbre. Plus de doute possible, le petit garçon adore cet instrument, et voudrais, pourquoi pas, apprendre à en faire.

Ce film répond à la question qu’il nous pousse à nous poser : il hurle haut et fort qu’il n’y a pas de normalité, que celle-ci est fade et pas intéressante quand on a une passion, quelque chose qui nous anime. Pour le père, c’est voir son enfant heureux, et pour celui-ci, c’est la musique. On y pense dés lors que l’on remarque que seul les personnages qui ont une passions, sont ceux dont la vie porte des couleurs.

Ben Le Breton, Lycée Senghor

2 réflexions au sujet de « Alike »

  1. Bonjour,

    Votre nom est désormais corrigé.

    Merci de nous avoir fait part de cette erreur et veuillez nous excuser pour le désagrément.

    Cordialement,

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