Heartstone, un hymne à la tolérance par Marie-Amélie Emerald

Lors d’un été islandais, dans un village de pêcheurs loin du reste du monde, deux jeunes meilleurs amis : Thor et Christian vont découvrir de nouvelles émotions ainsi que l’univers des adultes. 
L’isolement de ce village est, pour ma part, similaire à celui représenté dans « Le Village » de Shyamalan par la représentation du milieu rural et rustique. Les deux communautés sont reclues ce qui m’a fait ressentir l’ampleur de l’oppression sociale poussant le mal-être des habitants.
Le cinéaste retranscrit l’autarcie de ce village islandais par l’immensité des landes opposés à la modeste collectivité ce qui amplifie la solitude que j’ai pu ressentir.
La fluidité et l’accord entre l’image et le son accompagne pour moi la violence des émotions qui tourmentent les personnages. Le rapport au corps est extrêmement présent avec des plans très serrés sur la poitrine, les cheveux, les regards, les caresses des jeunes adolescents. On entre dans leur intimité, un monde adolescent habituellement caché de tous, ici on s’introduit jusque dans leur chambre et sous leurs draps ! Ce voyeurisme  peut gêner par cette proximité mais reste un exercice intéressant en tant que spectateur.
Le film Hearstone de Gumundur Arnar Gudmundsson est un hymne à la tolérance qu’on saisit à travers le personnage de Christian épris de son ami tandis que celui-ci découvre l’amour adolescent avec une autre fille. Son parcours est donc remarquable et touchant par la souffrance, l’incompréhension mais aussi son désir de vivre comme il l’entend, à l’abri des regards de son entourage et des habitants.
C’est donc un film que je conseillerais pour la véracité et la dure réalité des thèmes tabous qu’il traite tel que l’homophobie, l’isolement social, l’oppression et le suicide dans un pays que l’on méconnaît.
 
Marie-Amélie Emerald
Lycée Raymond Queneau

Une réflexion au sujet de « Heartstone, un hymne à la tolérance par Marie-Amélie Emerald »

  1. Tout à fait d’accord avec ta critique qui me donne envie de revoir ce film…
    Gérard animateur PJC

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