Violences familiales vues par une adolescente

Conséquences de la violence familiales sur les enfants

Tout d’abord, le film Jag, Julia de Arvin Kananian nous montre les violences familiales vécus par une adolescente. Les disputes dans un couple sont normales, je vous l’accorde tant qu’elles restent occasionnelles, mais savez-vous quels effets elles peuvent avoir sur vos enfants ?

Aujourd’hui, en France, on estime à 4 millions le nombre d’enfants exposés aux violences familiales. Ce chiffre est énorme et ces violences empêchent les enfants de se développer correctement. En effet, certains présentent un état de stress post traumatique qui peut se manifester par des cauchemars ou encore une hypervigilance. Et à long terme elles peuvent générer des séquelles sur leur développement : phobie scolaire, isolement, troubles de la concentration, conduites dangereuses, addictions ou encore comportements suicidaires.

L’âge de l’enfant est un facteur particulièrement important.
« L’exposition aux scènes de violences conjugales a d’autant plus d’impact quand l’enfant est petit car pendant la période pré-verbale, c’est à dire lorsqu’il a moins de deux ans, il n’a pas la capacité de mettre des mots sur ce qu’il ressent, et la scène est intériorisée à l’état brut, sous la forme de sons, de cris, de gestes, de regards, etc. »*

Selon l’âge, nous avons tous une interprétation différente des situations. Nous pouvons penser qu’un enfant n’a pas conscience des violences au sein du foyer mais c’est faux. En effet, il ne comprend pas forcément cette notion de violence et de danger mais Il ressent tout de même le stress de sa mère (ou son père) et en souffre. Ces violences lui apporte un climat d’insécurité et l’enfant développe une grande détresse face aux violences. De plus il se sent impuissant car il ne peut rien faire pour mettre un terme à ces violences, il voit un de ses parents souffrir et il ne sait pas comment faire pour améliorer la situation. L’enfant peut également ressentir de l’incompréhension si les parents dissimulent ces violences. « A noter que l’enfant est sensible à cette violence sans en être un témoin visuel, mais aussi sonore, s’il entend les cris de sa mère se faire battre par exemple », rappelle Josiane Bigot, présidente de la CNAPE et magistrate. *

Généralement, les aînés se sentent plus concernés par ces violences car d’une part ils sont plus âgés et donc comprennent davantage la situation et d’autre part ils prennent la responsabilité de s’occuper des plus jeunes. D’une certaine manière ils tentent de protéger leurs petits frères et petites sœurs car ils n’ont pas réussi a protéger leur parent victime (mère ou père).

Par ailleurs, nous pouvons constater que 50% des jeunes délinquants ont vécu dans un milieu familial violent dans l’enfance. Ces enfants peuvent alors penser que cette situation est quelque peu « normale » et inconsciemment ils reproduiront cela dans leur propre foyer.

Enfin, si vous avez besoin d’aide ou d’écoute, la ligne 119 est ouverte à tous.

Pour en savoir plus sur le sujet :

https://solidaritefemmes-la.fr/home-besoin-daide/les-effets-sur-les-enfants-exposes-aux-violences-conjugales/

https://www.magicmaman.com/l-impact-des-violences-conjugales-sur-les-enfants,3641775.asp

Écrit par Jegou Louann

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