Critique « Hurler sur les murs »

                                                                      « Hurler sur les murs »

En France, en moyenne 94 000 femmes ont été victimes de viol au moins 1 fois dans leur vie. Seulement 12% d’entre elles osent porter plainte, 12% ont le courage de repenser et de raconter ces scènes qu’elles ont vécu. Malheureusement, trop peu de leurs agresseurs  sont condamnés.  Malgré cela des femmes luttent tous les jours pour exposer ces actes inhumains et dénoncer la vérité.

Les lettres noires sur des murs blancs, sont un moyen important pour sensibiliser les publics et raconter leurs histoires.  C’est le message que souhaite passer Geoffrey Couët dans son moyen métrage : Hurler sur les murs. Ce moyen métrage est un documentaire racontant la vie des femmes qui dénoncent leur viol dans la rue.

Vous avez sûrement déjà vu dans la rue des histoires ou des mots collés au mur, ce sont des femmes traumatisées, indignées et qui souhaitent exposer cette vérité des abus sexuels. Ce processus est comme une thérapie, elles écrivent elles mêmes leur abus ou viols sur du papier et la nuit colle, lettre après lettre ce choc qui les marquera à vie. Dans ce documentaire, on suit une femme qui fait ce processus avec courage et force. Pendant que le message prend forme des gens passent dans la rue, et leur avis divergent. Certains vont trouver ça bien et même les encourager, d’autre vont trouver ça scandaleux d’afficher ce genre de message dans la rue. Malheureusement la mairie n’est pas avec elles, une histoire a été affiché sur les murs d’une école, jugé inappropriée sans doute, la mairie décape alors tout au Kärcher. Ce genre d’acte, elles y sont habituées, les gens taguent, déchirent, collent par dessus… En clair, ils essaient à tout prix de faire disparaître les messages.

Je trouve ça admirable que ces femmes aient le courage de faire ça et que des personnes qui ne sont pas concernées et même la mairie cache, détruise  cette vérité… c’est vraiment dommage. Ces actes sont inutiles, les victimes continuerons à placarder leurs messages, à  s’exprimer, hurler sur les murs leur colère et douleur.

Écrit par Emilie

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