« Lights » et la question de l’identité en société

Vous êtes vous déjà demandé à quoi ressembleraient des ampoules en société ? C’est ce que la réalisatrice et animatrice Jitka Nemikinsová a décidé d’illustrer dans son court métrage « Lights » auquel j’ai pu assister lors de sa projection au 19ème Festival International du Film d’Éducation d’Évreux. Elle illustre plus précisément une métaphore que l’on peut interpréter de différentes façons. Ayant interrogé certains de mes camarades à propos de ce court métrage, je confirme que chaque élève y a trouvé un sens différent et tout aussi légitime que les autres. On traitera dans cet article uniquement de mon interprétation personnelle mais pour découvrir une opinion variant de la mienne vous pourrez vous référer à cet article.

Mise en contexte

Dans une ville peuplée d’ampoules et de flammes vivantes, on assiste à ce qu’on pourrait croire être un rite de passage durant lequel on enfile un par un les habits d’ampoules aux flammes qui suite à cet évènement s’éteignent. L’une des flammes se rend compte que ses semblables se sont éteintes après être devenues des ampoules et décide de fuir le rituel en conservant l’activité de son feu. Son compagnon, qui est une ampoule dès le début du court métrage, l’aide en lui montrant qu’il y a une façon de conserver sa flamme même suite au rite de passage et lui enfile l’habit d’ampoule. La flamme rebelle rassurée, ils partagent tout deux leur feu pour réalimenter les flammes déjà éteintes.

La norme dans la forme

La figure de la flamme illustre un enfant : la forme d’une flamme est en perpétuel mouvement mais aussi en perpétuel changement. Elle est imprévisible et peut grandir ou au contraire rétrécir de façon absolument radicale. Sa forme est aussi brute que sa nature est chaleureuse grâce à la chaleur qu’elle confère. A contrario, pendant le rite de passage à l’âge adulte on lisse cette forme brute, on la camoufle afin que tout les individus anciennement uniques et tous distincts soient maintenant tous identiques de la même façon que les ampoules manufacturées sortent d’une usine où elles sont conçues à la chaîne. L’ampoule symbolise les normes imposées en société que l’on doit obligatoirement revêtir afin de passer dans l’âge adulte mais qui nous conforme aux autres. Dans le synopsis, il est aussi mentionné une forme de protection apportée par la carapace en verre qu’est l’ampoule. Effectivement, celle ci confère une défense contre la pluie qui peut illustrer le regard des autres sur nous. L’ampoule qui à su garder son identité au delà de la couverture des normes imposées par la majorité, montre au reste du monde qu’il est possible de rentrer en société sans s’oublier soi, son innocence, sa vivacité, sa sensibilité et tout ce qui fait notre identité et notre nature au delà du produit humain que sont les modèles du bon citoyen.

 

Bettencourt Estrella. WebjournalisteFIFE. Lycée Aristide Briand.

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